Saint Thomas d'Aquin
Chevaliers de Colomb: Conseil 9046
Edmonton, Alberta, Canada

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Saint Thomas d'Aquin

1225 - 1274
Fête: 28 janvier

Docteur de l'Église
Patron des Universitaires et des Écoles Catholiques

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St-Thomas d'Aquin

Thomas d'Aquin naquit en 1225 au château de Rocca Secca près de Naples, de la famille des Comtes d'Aquin. Par ses ancêtres paternels, il était neveu de Frédéric Barberousse, cousin de Henri VI et de Frédéric II ; par ses ancêtres maternels, il se rattachait aux chefs normands illustrés par les Guiscard, les Tancrède, les Bohémond : on trouve en lui la patience et la ténacité germaniques, l'ardeur chevaleresque des français, du Nord, la facilité de l'esprit latin; et pour compléter les richesses de son tempérament, son éducation fut, elle aussi, latine au Mont Cassin, allemande à Cologne, française à Paris.

Dès l'âge de 5 ans en effet, il est conduit au célèbre monastère bénédictin du Mont Cassin où il fait de rapides progrès; de 10 à 18 ans, il suit les cours de l'Université de Naples où s'initie à la dialectique, à la métaphysique, à la morale. Il y entend aussi l'appel de Dieu : en 1244, il y prend l'habit des frères Prêcheurs, et, malgré l'opposition redoutable de ses parents qui le retiennent un an prisonnier, il persévère dans son sacrifice: pendant l'été de 1245, il conquiert la liberté de rejoindre le couvent dominicain de Paris où il fait bientôt profession. Ainsi, dès le début de sa formation, par son zèle pour l'étude et par sa fidélité à sa vocation, il se prépare à son rôle doctrinal et religieux.

En l'attirant dans la famille dominicaine, la Providence lui réservait une préparation plus précieuse encore : l'enseignement de saint Albert le Grand. Le jeune frère Thomas resta en effet à cette école de 1245 à 1252, d'abord à Paris où Albert était venu conquérir ses grades et commencer ses grands travaux sur Aristote, puis à Cologne où frère Thomas vient fonder avec son maître le Studium generale (1248), restant à la fois son collaborateur et son disciple. Il est ainsi longuement initié au péripatétisme christianisé, et sans autre évolution que sa formation scolaire, il est en possession d'une synthèse philosophique complète.

Son corps fut transféré à Toulouse en 1369. L'Eglise reconnut la sainteté de vie du "Docteur angélique" et la portée de son travail théologique.
Saint Thomas fut canonisé par le pape Jean XXII en 1323 et proclamé docteur de l'Église par le pape Pie V en 1567.

Désormais, sa vie entière sera consacrée à sa double mission toute intellectuelle : d'abord, proposer, comme étant la bonne manière de recevoir et d'assimiler les richesses d'Aristote,
péripatétisme régénéré, repensé et pour ainsi dire baptisé par son intelligence de chrétien et de saint; puis, se servir de cette base rationnelle pour construire une vaste synthèse théologique qui serait son œuvre vraiment originale. Pour accomplir fidèlement cette mission, Thomas sacrifia généreusement tout dignité extérieure, voulant rester toujours simple frère prêcheur, professeur de théologie.

Le Concile Vatican II a insisté sur l'importance des oeuvres de saint Thomas dans la formation des prêtres et l'éducation chrétienne: "Pour mettre en lumière, autant qu'il est possible, les mystères du salut, les séminaristes apprendront à les pénétrer plus à fond, et à en percevoir la cohérence, par un travail spéculatif, avec saint Thomas pour maître (Optatam Totius, 16). Dans les universités catholiques "on saisira plus profondément comment la foi et la raison s'unissent pour atteindre l'unique vérité. Ce faisant, on ne fera que suivre la voie ouverte par les Docteurs de l'Eglise et spécialement par saint Thomas" (Gravissimum Educationis, 10).

«...Thomas d'Aquin fut l'un des grands libérateurs de l'esprit humain, en réconciliant raison et religion. Il lui ouvrit les voies de l'expérimentation scientifique, il rendit aux impressions sensorielles leur dignité de fenêtres de l'âme, et à l'intellect son droit divin à se nourrir de faits vérifiés. Il permit à la Foi de s'assimiler la substantifique moelle de la plus dense et la plus trapue des philosophies antiques.»
G. K. Chesterton 

Sources
F.-J. Thonnard, A. A., Histoire de la philosophie, Paris, Éd. Desclée & Cie, 1950
M.S. Encarta 99
Catholic Forum
Theology Library
Jacques Maritain

Symboles: le calice, la colombe, le boeuf et l'ostensoir.

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Dernière mise à jour le : 03 mars 2008.